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Chaque pétale porte un repli saillant à l'intérieur ; cinq étamines à longues anthères sont insérées sur la base de la corolle entre les pétales ; leur filet porte en dehors un appendice conique. Le pistil est constitué par deux carpelles soudés ; l'ovaire est creusé de deux loges contenant chacune deux ovules ; le style, au lieu de surmonter les ovaires, se détache de leur base.
Le fruit est formé par quatre akènes , parfois moins, logés au fond du calice persistant.
La bourrache est une excellente plante mellifère.
Propriétés
Les feuilles sont riches en mucilage (11%) et en nitrate de potassium. Mais on y retrouve aussi des alcaloîdes pyrrolizidiniques, hépatotoxiques notoires, (de 2 à 8 mg/kg) : lycopsamine , 7-acétyl-lycopsamine, amabiline, supinine et des traces d intermédine et de son dérivé acétylé. Les alcaloïdes sont également présents dans les fleurs (thésinine).
Les graines sont riches en acides gras essentiel ( acide gamma-linolénique18-25%) qui fait partie du groupe des oméga-6. Mais elles contiennent aussi des alcaloïdes pyrrolizidiniques : de la thésinine et sa forme glucosilée, thésinine-4'-O-bêta-D-glucoside
Les fleurs de bourrache et la plante se consomment traditionnellemnt à l'état frais. On l'utilise aussi comme épice. Mais la présence d'alcaloïdes pyrrolizidiniques invite à la plus grande prudence.
La plante peut agrémenter des omelettes et des salades. Elle est assez utilisée en Allemagne dans des potages, la recette la plus connue utilisant cette plante comme ingrédient serait la « sauce verte » que l’on peut déguster à Francfort.
La fleur contient un alcaloïdes pyrrolizidiniques , la thésinine, qui donne son goût dans la fabrication de bonbons au miel à base de bourrache, servant à agrémenter les desserts. Le goût des fleurs rappelle la saveur de l'huître, alors que celui des feuilles rappelle la saveur du concombre .
Usage thérapeutique
« Aucune expérimentation pharmacologique ne semble avoir été effectuée sur cette drogue qui jouit d'une réputation de "sudorifique", d'adoucissant, de diurétique. » d'après Bruneton. Il poursuit ainsi « En Allemagne, la Commission E note que l'activité attribuée à la drogue n'est pas documentée et, qu'en conséquence, feuilles et fleurs ne doivent pas être utilisées dans un but thérapeutique. Cette position semble d'autant plus sage que , comme De Smet l'a souligné, la consommation de 4 tasses/jour d'infusion peut apporter jusqu'à 64 g d'alcaloïdes pyrrolizidiniques : 6 fois plus que la dose maximale tolérée dans le cas de l'infusion de feuilles de tussilage ».
Si l'on tient malgré tout à cueillir les fleurs, il faut le faire au début de la floraison (juin) puis on les fait sécher avec précaution, à l'ombre, en couches minces, bien répandues à la chaleur artificielle (40 °C maximum).
L'habitude était de l'employer en mélange de plantes médecinales, généralement en tisane, en laissant infuser 10 à 30 g pour 500 ml d'eau. Mais ces infusions sont toutefois à déconseiller, comme nous l'avons vu, en raison des alcaloïdes pyrrolizidiniques que contient la plante..
Par son mucilage elle est supposée adoucissante, émolliente et expectorante, donc utilisée dans les catarrhes des voies respiratoires, la gastrite, les inflammations des muqueuses.
Par la présence du nitrate de potassium elle est supposée sudoripare et diurétique (elle augmente l'élimination de l'urine).
En usage externe, elle a un effet calmant sur les éruptions cutanées et autres dermatoses.
Particulièrement recommandée pour la beauté de la peau et longévité.
Elle aurait également des propriétés intéressantes contre la gueule de bois.
(Source Wikipédia)
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