silicium organique

 

LE SILICIUM ORGANIQUE


Le silicium est un élément chimique de la famille des cristallogènes, de symbole "Si" et de numéro atomique 14.

C'est l'élément le plus abondant dans la croûte terrestre après l'oxygène, soit 25,7 % de sa masse8, est quasiment absent de la matière constituant le vivant. Il n'existe pas à l'état libre, mais sous forme de composés : sous forme de dioxyde de silicium (SiO2), la silice (dans le sable, le quartz, la cristobalite, etc.), ou d'autres silicates (dans les feldspaths, la kaolinite...).

Il est utilisé depuis très longtemps sous forme d'oxyde de silicium amorphe (silice ou SiO2) comme composant essentiel du verre. Il a depuis le milieu XXe siècle de nouveaux usages en électronique (transistor), pour la production de matériaux tels que les silicones ou, pour fabriquer des panneaux solaires photovoltaïques.

Le nom dérive du latin silex, silicis qui signifie caillou ou silex9.

Il faut signaler, pour éviter une fréquente erreur de traduction depuis l'anglais, que l'anglais silicon signifie silicium, tandis que silicone correspond bien au silicone. De son côté, « silica » désigne la silice.



 Histoire

Un des composés du silicium, la silice (dioxyde de silicium), était déjà connu dans l'Antiquité. La silice a été considérée comme élément par les alchimistes puis les chimistes. C'est un composé très abondant dans les minéraux.

Du silicium a été isolé pour la première fois en 1823 par Jöns Jacob Berzelius. Ce n'est qu'en 1854 que Henri Sainte-Claire Deville obtient du silicium cristallin.



Biologie du silicium


Les diatomées et les radiolaires, présents dans le plancton qui est au tout début de la chaîne alimentaire des mers et des océans, participent au cycle géochimique du silicium. Ils extraient la silice de l'eau de mer pour former leur squelette externe (test). L'eau de mer est relativement pauvre en silice sauf dans les grandes profondeurs (dissolution des squelettes (tests) des diatomées) et au voisinage des estuaires. Il ne remonte à la surface qu'à la faveur des upwellings (remontées d'eau). Il y a alors une production importante de plancton. Mais la source la plus renouvelée de silice dans les océans se trouve dissoute dans l'eau des fleuves qui s'y jettent, mais aussi dans leurs limons. Elle a été arrachée aux massifs montagneux et au terrains traversés par l'eau des sources, des torrents et des rivières. C'est d'ailleurs dans l'estuaire des fleuves que l'on trouve le plus de poissons. Comme ils se trouvent en haut de la chaîne alimentaire marine, il faut considérer que c'est parce qu'ils trouvent là du plancton en quantité. Il faut donc s'interroger sur les quantités importantes de limon piégé au fond des barrages dans les bassins des fleuves dans le monde entier. Cela pourrait bien retentir sur le stock actuel des poissons dans les océans qui est en forte décroissance

L'organisme humain contient de l'ordre de 7 g de silicium.


Le silicium se retrouve associé aux glycosaminoglycanes et aux polyuronides : chondroïtine sulfate, dermatan-sulfate, kératan-sulfate, héparan-sulfate et héparine. Il est aussi impliqué dans la synthèse du collagène (3 à 6 atomes de Si par chaine alpha) et de l'élastine. L'aorte se trouve être le tissu qui en contient le plus avec la peau et le thymus. Le taux de silicium dans ces tissus diminue avec l'âge dans des proportions très importantes : perte de l'ordre de 80-90 % (étude chez le lapin). La diminution du silicium dans les parois artérielles est corrélée avec la fragmentation de l'élastine et à la perte de son élasticité. Plus une artère est athérocléreuse moins elle contient de silice et plus elle est rigide. Un régime riche en cholestérol provoque une athéroclérose expérimentale chez la lapin. L'administration de silicium organique prévient la fragmentation des fibres d'élastine. Un tuyau rigide conduit moins bien un débit qu'un tuyau souple. La restauration de l'élasticité artérielle - la compliance- aiderait sans aucun doute à diminuer l'hypertension artérielle.

Le silicium est impliqué dans la fixation du calcium (Ca) au niveau du squelette. La bordure ostéoïde, zone où se fabrique l'os, présente un pic de concentration en silicium qui ne se retrouve pas dans l'os mature. Le silicium potentialise l'action du Zinc (Zn) et du Cuivre (Cu).

Le silicium participe au fonctionnement du système immunitaire. Le thymus qui en contient des quantités importantes est l'organe où se "programment" les lymphocytes T. Il faut aussi signaler que les macrophages ont une très grand appétit pour elle et recyclent la silice localement en excès (poumons par exemple). Il est également impliquée dans la synthèse des anticorps (immunoglobulines).

Pour certains, notre réserve de silicium diminuerait drastiquement avec l'âge. Il serait alors utile de compenser cette perte par un apport extérieur à base de silicium organique de synthèse (argument marketing ?). En fait, il existe surtout une modification de la répartition du silicium dans l'organisme : certains tissus voient leur taux baisser drastiquement (peau, artères, thymus, cartilages, etc.), d'autres "s'empoussièrent" de façon importante comme les poumons et les ganglions qui leur sont associés du fait de leur grande richesse en macrophages. Si le bilan du silicium total en fonction de l'âge pourrait bien s'équilibrer en termes de quantité, la disponibilité effective pour les métabolismes semble bien diminuer avec l'âge. Ceci est à mettre en rapport avec l'insuffisance d'apport alimentaire et la carence progressive de l'organisme en molécules organiques qui contiennent des motifs "ène-diol". Ceux-ci modifient la valence du silicium et forment avec lui des complexes hyper-valents (penta- ou hexa-) de forte importance biologique. Parmi ces molécules les poly-phénols (antioxydants), certains neuro-médiateurs issus du métabolisme de la tyrosine (adrénaline, dopamine) ou du tryptophane (sérotonine, mélatonine), et surtout l'acide ascorbique (vitamine C). Il n'est donc pas certain que les apports alimentaires quotidiens soient couverts dans toutes les tranches de population, en particulier celles qui ont des besoins accrus ou des carences dues à une alimentation peu diversifiée et pauvre en fruits et légumes et autres aliments riches en polyphénols anti-oxydants (enfants en croissance, femmes enceintes, vieillards) ou personnes qui ont des besoins accrus. Ainsi les accidents musculo-squelettiques sont fort nombreux chez les sportifs (entorses, tendinites, claquages, micro-fractures, et.). Ces accident mettent en cause des structures anatomiques comme l'os où le silicium est un facteur primordial de sa synthèse ou d'autres, comme les tendons, les ligaments ou les muscles, qui contiennent des quantités importantes de silicium (élastine, collagène). L'application par voie externe d'un gel contenant des complexes organiques à base de méthylsilanetriol qui traversent la barrière cutanée, est d'un grand intérêt thérapeutique.

Certaines plantes comme la prêle, le bambou, l'ortie, l'avoine qui contiennent des quantités importantes de silicium sont très utilisées en phytothérapie et en cosmétologie (ortie, avoine). Le séchage inconsidéré de ces plantes annihile une partie des effets bénéfiques car la silice polymérise. D'autres plantes utilisées en alimentation humaine comme le riz, le blé, la pomme (pectine), etc. en contiennent également des quantités notables, surtout dans les enveloppes, d'où l'intérêt de consommer du riz ou blé complet. Certaines eaux minérales, le vin, la bière surtout peuvent aussi être considérées comme des sources notables. L'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) n'a pas défini d'apports nutritionnels conseillés pour le silicium. Les besoins sont généralement considérés comme largement couverts par l'alimentation, sans qu'aucune étude vraiment sérieuse avalise cette assertion.

Le terme de « silicium organique » est approprié quand des chimistes ajoutent un (ou plusieurs) atome(s) de carbone sur un atome de silicium, ce qui donne par exemple un monométhylsilanetriol ou un diméthylsilanediol. L'association contrôlée d'une molécule organique appropriée (un salicylate par exemple) au monométhylsilanetriol forme un complexe doté de propriétés intéressantes, comme la possibilité de traverser en profondeur le revêtement cutané. Ce genre de complexes est très utilisé en cosmétologie comme anti-rides par comblement inter-cellulaire et effet tenseur. Cela est dû à une synthèse favorisée du collagène et de l'élastine.

Un tel complexe a aussi été utilisé en thérapeutique humaine sous le nom de spécialité de Conjonctyl, avec comme indication les ischémies circulatoires (cérébrales, coronaires, mésentériques, des membres), lesostéoporoses, les mastodynies et mastoses, ainsi que les états d'asthénie physique et/ou psychique du vieillard. Seulement l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour ces indications a été retirée, faute pour le laboratoire producteur de pouvoir produire des évidences cliniques récentes, évaluées scientifiquement. Le Conjonctyl a récemment été ré-autorisé en tant que dispositif médical par injection intradermique pour le comblement des dépressions cutanées (rides, cicatrices).


Source Wikipedia

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