![]() |
![]() |
Le curcuma, un aliment anti âge ?
Dans ce domaine de lutte contre le vieillissement, la recherche est très active, car les chercheurs pensent que les effets antioxydants et anti-inflammatoires de la curcumine pourraient être des atouts importants dans la prévention de certaines maladies dégénratives.
Un article venant de paraître dans le « Journal of National Institut of Cancer », l’une des plus grandes revues internationales scientiques, fait un tour d’horizon des premières études sur les effets du curcuma dans l’accompagnement des traitements medicaux. Les premiers résultats, non encore publiés, font états d’effets positifs certains et parfois remarquables.
Prévention des maladies dégénératives.
Des données épidémiologiques indiquent que la prévalence de plusieurs problèmes chroniques est moins élevée dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de Curcuma. De nombreuses études sur des animaux exposés à des substances carcinogènes indiquent que la curcumine pourrait prévenir la présence de radicaux libres dans de nombreux organes de l'organisme.
L'hypothèse que le Curcuma pourrait être, au moins en partie, responsable de ces écarts gigantesques est grandement supportée par les études réalisées en laboratoire, que ce soit à l'aide de cellules isolées ou encore d'animaux porteurs de certains problèmes chroniques. En fait, la plupart de ces études montrent que la principale composante du Curcuma, la curcumine, possède une très forte activité anti-radicaux libres, cette action étant sans doute reliée aux propriétés anti-oxydantes de cette molécule.
En effet, la curcumine est extrêmement orientée vers les cellules en état de stress oxydatif en bloquant certains mécanismes dégénératifs et en bloquant plusieurs facteurs impliqués dans la survie de ces cellules.
Enfin, point également important, la curcumine agit comme un anti-inflammatoire en bloquant le recrutement des cellules causant l'inflammation et participant à la croissance des processus inflammatoires. Toutes ces propriétés font de la curcumine une molécule extrêmement polyvalente, qui mérite une attention particulière dans toute stratégie de prévention des maladies par l'alimentation.
Dr Richard Béliveau
(Richard Béliveau, titulaire d'un doctorat en biochimie, est directeur du laboratoire de Médecine Moléculaire, chercheur au service de neurochirurgie de l'Hôpital Notre-Dame (CHUM) et titulaire de la Chaire de Neurochirurgie Claude-Bertrand